3 place de l'Estrapade, 31300 Toulouse
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NOTRE HISTOIRE

David est né dans une famille où la dimension sociale était primordiale. Une mère assistante sociale, un père instituteur, il se qualifie lui-même de vilain petit canard, lui qui a voulu sortir du rang en étant commerçant. Mais en réalité, il n’en est pas tant sorti que ça, du rang. Puisque ce qu’il aime par-dessus tout, David, ce n’est pas le business, ce n’est pas l’argent ; ce sont les gens, les autres. Il s’en nourrit, « leur énergie me coule dessus » affirme-t-il, « tout ce que je donne, je le récupère ».

Et on se dit qu’il doit en récupérer beaucoup, étant donné la quantité d’amour et de chaleur qu’il donne, à tout le monde. Tous ceux qui viennent le voir reçoivent ici, chez Jazz, une dose d’énergie incroyable de la part de cet homme qui ne se justifie pas, mais qui précise simplement « nous sommes des animaux grégaires, et ce dont on manque, c’est d’amour ». De l’amour il en à revendre cet homme de caractère. Une vraie personnalité, et des valeurs, qu’il dit retrouver chez bien d’autres commerçants du quartier, comme Fanny, de la Kantoch, allées Charles de Fittes, dont il aime bien dit-il « la démarche commerciale ». Sur la place depuis 2004, les habitués l’ont connu boulanger pendant des années. Il y a 7 mois, il a surpris tout le monde en ouvrant son petit restaurant. Chez Jazz. Jazz, pour la petite histoire, c’est le nom de sa fille. Elle a huit ans, et elle fait briller des étoiles dans les yeux de son père.

Le voyage pour se comprendre, la musique pour se divertir Et si Jazz a aujourd’hui l’honneur d’avoir un resto à son nom place de l’Estrapade, c’est parce qu’elle est une enfant de la place. Elle y est née, elle y a grandi, elle a aidé son père à livrer du pain, et aujourd’hui, elle se régale elle aussi ; aux côtés de son père en terrasse ou en cuisine. Son père, David donc, aujourd’hui personnage central du quartier, et qui a eu une vie avant. Avant sa fille, avant sa famille, avant sa boulangerie, avant son resto, avant Saint-Cyp. Il en a vu du pays, il en a pris d’autres chemins, et il en a relevé des challenges. A commencer par ses premiers boulots, dans la musique. « J’étais guitariste, on avait un groupe, très vite j’ai compris qu’il fallait que j’arrête la guitare » explique -t-il avec le sourire, mais aussi « qu’il fallait que je me lance dans la production de groupe ». Et ça marche, David produit des groupes, organise des tournées. Il monte sa société. Fait le tour du monde, ou presque ; en tous cas, il voyage beaucoup. Pendant une dizaine d’années, il parcourt le Honduras, le Nicaragua, le Mexique, quasiment toute l’Amérique Centrale ; il va en Afrique, et découvre toute l’Europe. Des voyages qu’il n’oublie pas : « quand j’ai des soucis ici, je regarde ma vie à travers le filtre de ces voyages, et ça m’aide à avancer. Ils m’ont apporté la tolérance, l’ouverture d’esprit, la compréhension des autres. J’ai compris en voyageant qu’il fallait arrêter de juger les autres, on juge quand on ne comprend pas » conclut-il. Le pain pour nourrir, une valeur sûre Nourrir, divertir, comprendre, échanger.

Au cœur de tous les projets de David, il y a la rencontre avec l’autre. C’est sa force. Celle qui le pousse à se lever tous les matins. Et des matins, il y en eu. Pendant 14 ans, David s’est levé tous les jours à 1H30, en pleine nuit, pour faire tourner sa boulangerie. Il reconnait que c’était dur, parfois très dur, ; mais il l’a fait. Pendant 14 ans il a fait tourner la boutique, les fourneaux, a fait son pain et a assuré les livraisons chez ceux qui en avaient besoin. Comment passe-t-on de globe-trotter musicien à boulanger ? A ce stade, évidemment, la question se pose. Eh bien tout s’explique, il n’y a pas de hasard, ne l’oublions pas. David a passé le CAP boulangerie dans l’espoir de pouvoir continuer à voyager, persuadé qu’on a besoin de boulanger partout dans le monde. Pas faux, mais c’est la place de l’Estrapade qui lui tendait les bras. Un local de libre, des gros travaux à engager, « quinze potes et deux packs de bière » dit-il, de bons amis, donc, pour les travaux ; et en quelques mois, une boulangerie flambant neuve. Son petit commerce bien à lui. Une nouvelle vie. Renaitre, vivre et cuisiner Une vie qu’il n’avait malgré tout pas vue comme ça.

Pendant des années, David trime. Dix, douze, quatorze heures par jour. Il donne tout, il s’oublie peut-être, un peu. Mais il la fait grandir cette boulangerie, il embauche, fait des projets, et il en fait des heureux avec son pain fait maison tous les matins. C’est à cette époque, aussi qu’il devient papa ; s’implante dans le quartier. David travaille à Saint-Cyprien, mais il y vit aussi. Il adore amener sa fille au parc, discuter avec les mamans à la sortie de l’école ; mais réalise que ces moments-là sont rares, trop de travail. Il sait qu’il faut que ça change. Quatorze ans plus tard, il sait qu’il est arrivé au bout, à la fin d’une aventure. Besoin d’un changement de cap. Un cap qui arrivera. Qui s’imposera à lui, même, un jour de mars 2017. Il tombe, bêtement, à vélo. Se casse le coude et reste hospitalisé deux semaines. Son petit businesse s’effondre, lui aussi mais quelque part, il n’y peut rien. Il laisse faire, bien obligé, et se tourne vers la méditation pour affronter les galères administratives. Des galères nombreuses, qui se transforment petit à petit en autant de défis à relever pour David. Mais il n’est pas homme à flancher. Alors il se redresse, décide de voir son accident comme le signal du changement, un message de la vie. Un message qu’il prend très au sérieux. David fait alors le choix de reprendre le petit local juste à côté de sa boulangerie, et se lance dans la restauration. « Je ne suis ni cuisinier, ni décorateur, ni restaurateur, ni spécialiste en optimisation fiscale » reconnait-il sans détour, « mais j’aime les gens et la bonne bouffe, et à partir de là, tout était possible ».

Tout est même devenu possible, bien réel. Le petit resto de David a ses fidèles. On y mange des petits plats bien simples et tout droit sortis de son enfance. On y vient pour l’homme et son caractère ; on y reste pour la cuisine et son goût d’autrefois ; et on y revient pour le partage et la chaleur humaine.

Texte : Milia Legasa. Source : le-meilleur-quartier.fr

Chez Jazz tout est préparé sur l’instant, doré à la plancha et avec des produits frais.

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